Ce jour d’hui 8 avril, en notre Château d'Arras, devant belle et noble assemblée, sa Seigneurie Aconit de Longueval, Comte d’Artois, a anobli deux de nos concitoyens, et non des moindres, en la traditionnelle cérémonie d'anoblissements de fin de mandat, qui, bien que traditionnelle, n’en fut pas moins émouvante :
"Fidèles serviteurs d'Artois, Calais peut donc s’enorgueillir de la reconnaissance faite à deux de ses « enfants », sans oublier Messire Canarisland, ami de Calais. Nous nous réjouissons, mais ne sommes point étonnés, car aucun titre de noblesse ne pourra rivaliser avec la vaillance, et surtout la noblesse de cœur et d’esprit de ces hommes qui donnent tant à Calais et à l’Artois, et que nous, Calaisiens, leur reconnaissons depuis toujours.
En ce jour particulier, nous sommes réunis pour rendre hommage aux plus méritants d'entre vous et les hisser aux rangs de la noblesse de France.
J'appelle Messire Vandusse, Prévôt des Maréchaux en exercice.
Sire Vandusse, vous avez fait honneur à la difficile fonction de Prévôt durant deux mandats consécutifs et contribuez chaque jour à combattre les criminels de toute sorte les conspirateurs de tout bord. Votre droiture, votre fidélité et votre acharnement à défendre les intérêts de l'Artois sont la preuve de votre noblesse de coeur et d'esprit. C'est pourquoi, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous nomme devant Dieu et les Hommes... Baron de Houllefort!
Dans la droite ligne de messire Vandusse, j'appelle Canarisland, Procureur en exercice. Sire Canaris, vous fûtes jadis récompensé par le Comte Pluchon pour votre excellent travail de maire de Péronne. Si vos qualités de gestionnaire ne sont plus à démontrer, vous nous avez prouvez aussi vos talents d'orateurs. Rarement le tribunal d'Artois ne fut le théâtre d'aussi belles réquisitions et Dieu sait si ce mandat vous a donné du fil à retorde. Au delà de vos fonctions de procureur, vous avez toujours su vous maintenir hors des conflits du conseil et garder en ligne de mire la lutte pour l'intérêt de l'Artois. Pour votre attitude méritante et votre noble tempérament, je vous hisse au rang de... Baron de Devres.
Pour conclure cette cérémonie, j'appelle messire Henri le Diable. S'il est de coutume de récompenser ceux qui oeuvrent dans la lumière, il est tout aussi légitime d'honorer les serviteurs de l'ombre. Messire Le Diable est sans doute l'un des tous meilleurs artésiens. Il fut de toutes les luttes contre nos ennemis. Risquant sa vie, son nom et sa fortune, il n'hésita jamais à faire feu de tout bois pour défendre notre cher Artois. Son humilité et sa discrétion, son intelligence politique et son sens inégalé du devoir, sa droiture et sa fidélité sont aujourd'hui enfin récompensés. Ce jour, je nomme messire Henri le Diable... Vicomte de Lens.
Par la grâce de Dieu, du Roy de France et du comté d'Artois, plaise à l'hérauderie royale de remettre à ces nobles seigneurs les titres et domaines afférents à leur anoblissement.
Vive l'Artois, vive la France!"
DameMinute pour le Petit Calaisien. 08/04